A une semaine du congrès du centenaire de la FFR à Nantes, l’opposition face à Bernard Laporte dans la course à la gourvernance s’organise. Emmenée par Florian Grill, président de la Ligue Ile-de-France, elle devrait annoncer sous peu l’identité de son candidat. Membre de ce groupe de travail, Fabien Pelous, recordman des sélections (118) croit qu’un retour de Marc Lièvrement, un temps pressenti avant de renoncer, n’est pas impossible.

Wilfried Templier

La dernière vidéo de L214 montre des vaches à l’estomac perforé. L’association de défense des animaux lance une pétition contre cette pratique.


Le flanc de ces vaches est percé et équipé d’un hublot d’environ 20 cm fermé par un clapet de manière à avoir accès à leur appareil digestif. Des opérateurs y plongent le bras jusqu’au coude pour y déposer ou retirer des aliments et nettoient le pourtour de cette ouverture suintante au jet d’eau à haute pression. Mieux vaut avoir l’estomac bien accroché. Ce sont quelques-unes des scènes de la vidéo que publie L214. Ces images ont été tournées en caméra cachée dans le centre de recherches de la Sourches à Saint-Symphorien (Sarthe), où la marque d’alimentation animale Sanders teste ses produits.Parallèlement à la publication de ces images, l’association de défense des animaux a porté plainte ce mercredi contre Avril, l’entreprise qui gère le laboratoire. « Le Code rural prévoit que l’expérimentation animale n’est licite qu’en cas de stricte nécessité. Rendre des vaches laitières plus productives ne nous semble pas relevé de cette catégorie », explique l’avocate de L214 Hélène Thouy. Le délit d’expérimentation illicite est passible de deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.

Nagui dénonce les « vaches à hublot » dans une vidéo choc

 

L’ONG lance également une pétition contre la « fistulation », le nom scientifique de cettepratique, comme toutes les expériences « visant à développer la performance productivité des animaux ».

C’est considéré comme indolore pour l’animal

Les vaches à hublot permettent d’accéder au rumen, l’un des quatre estomacs de l’animal, pour étudier sa digestion. Ce procédé, inventé au XIXe siècle, est utilisé dans plusieurs centres de recherche en France et dans d’autres pays. « Il s’accompagne d’un suivi vétérinaire rigoureux et est considéré comme indolore pour l’animal », insiste Tom Doron, porte-parole du groupe Avril qui précise que la ferme de Sourches ne compte aujourd’hui que six vaches « fistulées ».

Ouvrir ainsi la panse des bêtes a déjà permis « de réduire l’usage d’antibiotiques en élevage et de réduire les émissions de nitrates et de méthane (gaz à effet de serre) liées à l’élevage », défend l’industriel.
« L’argument est cocasse », s’étrangle Sébastien Arsac, cofondateur de L214. L’objectif du labo sarthois, selon l’association, est de rendre ces animaux, « considérés comme des machines à lait », plus productifs. « Ces recherches ont aussi des conséquences sur l’ensemble des animaux d’élevage qui se verront appliquer le même régime alimentaire, à l’origine de nombreux problèmes de santé, insiste Sébastien Arsac. Quel est le sens de cette course ? » Les vaches produisent déjà plus de 6 700 litres de lait par an, le double de leurs aïeules en 1970. La production des Prim’Holstein atteint cinq fois les besoins d’un veau


La pose de hublots sur la panse des vaches est une pratique ancienne, mise en lumière par l’association L214.

L’association L214 dénonce l’existence de « vaches à hublot », des bovins dont la panse a été percée pour que les hommes y aient accès. Une pratique ancienne, dont les militants demandent l’interdiction.

Une plainte a été déposée après un reportage dans un centre de recherche en nutrition animale situé à Sourches, dans la Sarthe. Un laboratoire de l’entreprise Sanders, filiale du groupe Avril. La vidéo peut être vue si vous cliquez sur ce lien.

De quoi s’agit-il ?

Dans la vidéo, le présentateur Nagui explique : « On a percé un trou dans l’estomac [des vaches] pour pouvoir accéder à tout moment à son contenu. Régulièrement des employés viennent ouvrir le hublot pour y déposer des échantillons d’aliments ou faire des prélèvements ».

Il s’agit en fait de canules, des « hublots » en plastique d’une quinzaine de centimètres, fermés par un clapet. Ces fistules donnent un accès à la panse de l’animal, son rumen, ce qui permet d’étudier sa digestion.

La pose de la canule se déroule sous anesthésie et dans une salle d’opération.

La pratique n’est pas nouvelle : elle remonte au XIXe siècle.

 

Les canules sont utilisées à des fins de recherche. Capture d’écran L214

À quoi ça sert ?

Ces dispositifs sont utilisés à des fins de recherche.

Jean-Baptiste Coulon, président du centre Inra Auvergne-Rhône-Alpes dans lequel les chercheurs travaillent avec cette technique, explique : « Ces dispositifs permettent l’accès au tube digestif des ruminants, qui est extrêmement complexe avec ses quatre estomacs. Pour comprendre ce fonctionnement et répondre à un certain nombre de questions liées à l’environnement, l’alimentation et la qualité des produits, on ne peut pas se contenter de regarder ce qui rentre et ce qui sort, car alors les informations ne sont pas adaptées aux questions qu’on se pose ».

Combien y a-t-il de vaches hublots en France ?

C’est difficile à dire car il y a des centres publics, mais aussi privés, comme celui filmé par L214.

Dans celui de Sourches, il y a six vaches à hublots. De son côté, l’Inra travaille avec une trentaine de vaches. Un chiffre divisé par deux en 10 ans.

Une pratique contestée

L’association L214 a porté plainte contre Avril et demandé au gouvernement « d’interdire ces recherches, qu’elles soient privées ou publiques ».

Le groupe Avril a vivement dénoncé cette accusation et « déploré une nouvelle fois la manipulation d’images montées, tournées de nuit à des fins sensationnalistes ».

De son côté, Jean-Baptiste Coulon assure que durant leur vie, plutôt plus longue que la moyenne pour une vache, les « animaux sont en état de bien-être normal. On le vérifie, sinon éthiquement on ne le ferait pas et en plus nos expériences n’auraient pas de valeur scientifique ».

Mais les défenseurs des animaux dénoncent le principe même des recherches : « Ces recherches, destinées à booster toujours plus la productivité des animaux via leur alimentation, ont aussi des conséquences sur l’ensemble des animaux d’élevage qui se verront appliquer le même régime alimentaire à l’origine de nombreux problèmes de santé: boiteries, déficiences pulmonaires ou cardiaques, troubles digestifs ou encore inflammations de la peau, épuisement de l’organisme ».

Quelles sont les alternatives possibles ?

Les fistules ne sont les seules techniques qui permettent d’avoir accès au rumen des vaches.

Le groupe Avril, cité par Le Monde, assure que « l’objectif est de remplacer d’ici à 2025 l’essentiel des tests sur animaux par des méthodes alternatives ».

L’Inra travaille sur le développement de rumens artificiels ou de capteurs ingérés par l’animal.

Mais, pour l’heure, ces techniques ne sont pas assez efficaces pour qu’on puisse se passer des hublots

La prochaine fois, nous vous parlerons des hublots(avec lave-glace et essuie-glace) pour les femmes enceintes


Quatre conseils pour échapper à la surveillance des GAFAM

Slate.fr orii., lun. 13 mai 10:29 UTC+2

Il existe des clés pour éviter que vos données personnelles ne tombent entre de mauvaises mains. | PDPics via Pixabay

Changez d’outils pour protéger votre vie privée sur internet: vous verrez, c’est très simple.

 

Ce n’est désormais plus un secret pour personne: nous sommes à chaque seconde, à chaque clic, à chaque message, à chaque recherche, l’objet de la surveillance des géants du net -généralement à des fins publicitaires, ce qui n’est déjà pas tout à fait neutre, mais aussi pour servir des objectifs plus sombres.

L’excellent site TechTrash parle d’«acrasie» à propos de la contradiction qui nous anime: la mainmise de Facebook, Google, Amazon & co. sur nos données personnelles va à l’encontre des valeurs de beaucoup d’entre nous, mais nous n’arrivons paradoxalement pas à faire ce qu’il faut pour nous y opposer.

Il n’est pourtant pas si compliqué de faire quelques petits pas vers la liberté. Sur le site Fast Company, le journaliste Michael Grothaus propose quatre alternatives qui, si elles ne feront pas totalement échapper vos données personnelles aux griffes des firmes qui en font leurs milliards, contribueront tout de même à les protéger.

1. Le navigateur

Première étape: changez de navigateur, en particulier si vous utilisez Chrome, propriété de Google, grand prédateur de données personnelles s’il en est.

Grothaus conseille Brave. Bâti autour de la vie privée des internautes, il fonctionne exactement de la même manière que Chrome et est compatible avec toutes ses précieuses extensions.

2. La messagerie

Vous utilisez sans doute Messenger ou WhatsApp. Les deux services appartiennent à Facebook, impliqué dans d’innombrables scandales liés aux données personnelles.

Avec (WhatsApp) ou sans (Messenger) cryptage des échanges, et sans même parler d’une éventuelle lecture de vos communications pour du ciblage publicitaire, ces plateformes sont une source infinie de renseignements sur vous, vos contacts et vos relations.

Facebook a récemment clamé que le futur était dans la vie privée. En attendant de pouvoir juger sur pièces, il existe une solution: téléchargez Signal, dont l’encryption est totale et qui est techniquement incapable de savoir qui écrit à qui.

3. Le moteur de recherche

Abandonnez le moteur de recherche Google, optez plutôt pour DuckDuckGo ou Qwant, si vous désirez soutenir une initiative européenne.

Ces alternatives ont tellement progressé en matière de pertinence des résultats qu’il est probable que vous ne sentiez aucune différence avec Google. Et contrairement à ce dernier, DuckDuckGo ou Qwant n’aspirent pas toutes les données liées à vos recherches et aux liens sur lesquels vous cliquez.

4. Le DNS

Le DNS que vous offre par défaut votre fournisseur d’accès à internet peut potentiellement être utilisé pour surveiller les contenus auxquels vous accédez.

Il existe certes la solution VPN, mais elle n’est pas toujours des plus pratiques, peut ralentir la connexion et n’est généralement pas gratuite.

Michael Grothaus suggère de choisir le DNS de Cloudflare, 1.1.1.1, pour compliquer sérieusement la tâche de quiconque souhaiterait vous surveiller par ce biais.

Alexis Kohler, numéro 2 de l’Élysée, visé par une 3e plainte d’Anticor

ACTUALITÉS 27/03/2019 07:42 CET | Actualisé il y a 1 heure

Alexis Kohler est accusé d’avoir omis de déclarer ses liens avec l’armateur italo-suisse MSC.

JUSTICE – L’association Anticor a déposé une troisième plainte à Paris contre le secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, dans le cadre de l’enquête sur des soupçons de conflit d’intérêts entre ses postes dans la fonction publique et ses liens familiaux avec l’armateur italo-suisse MSC.

L’association anticorruption accuse cette fois le numéro deux de l’Élysée de « faux et usage de faux » et d' »omission substantielle de ses intérêts », en l’occurrence d’avoir dissimulé deux choses dans différentes déclarations sur l’honneur: ses liens familiaux avec l’armateur et le fait d’avoir été impliqué, comme fonctionnaire, dans des décisions concernant MSC, selon la plainte rédigée le 18 mars, dont a eu connaissance l’AFP.

Deux de ces déclarations avaient été adressées en 2014 et 2016 à la commission de déontologie de la fonction publique, lorsque le haut-fonctionnaire avait souhaité travailler pour le groupe fondé et dirigé par des cousins de sa mère, la famille Aponte.

Des liens familiaux jamais mentionnés?

La première fois, la commission s’y était opposée: « M. Kohler a, en qualité de représentant de l’État au conseil d’administration de la société STX France (les chantiers de Saint-Nazaire, ndlr), participé en février 2012, à une délibération du conseil autorisant la conclusion d’un contrat d’achat d’un paquebot par la société MSC », concluait son avis du 10 juillet 2014 cité par la plainte. Mais deux ans plus tard, la commission rendait un avis favorable, le 6 octobre 2016.

L’énarque, qui venait de quitter le ministère de l’Économie après la démission d’Emmanuel Macron, était alors devenu directeur financier de la filiale croisières du groupe. Il quittera ces nouvelles fonctions quelques mois plus tard pour rejoindre l’Élysée à l’élection d’Emmanuel Macron en mai 2017. Lors de ces processus, les liens familiaux de M. Kohler avec l’armateur n’avaient jamais été mentionnés.